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Allez, on ressort “le” Caravan. Toujours Palace, mais flambant neuf et recustomisé. Dans les bacs et, déjà, sur la route. Le groupe surprise de la précédente décennie, labellisé “Electro Swing” et tête de pont d’un courant on ne peut plus informel mais diablement tonique, sort un second album au titre qui sonne dru, “Panic !”. Caravan Palace creuse et enrichit le sillon tracé par l’opus précédent, disque de platine (150 000 exemplaires vendus), une aventure épatante pour un groupe surgi du néant… ou presque.

Leur force initiale, c’est une passion commune (jamais démentie depuis) pour la musique électronique. Charles, Arnaud et Hugues, le trio de départ, kiffe par ailleurs le swing, surtout le jazz manouche, et tâte allègrement les instruments de prédilection du genre, guitare, contrebasse et violon. D’où cette cuisine, pas si étrange en fait, entre l’éternel (Django) et l’instant (l’électro). Mieux que du rétro-futurisme, vu que “ça joue”. Quelques annonces sur myspace plus tard, les voilà presque doublés de volume, avec Chapi et la pétulante Colotis.

Bien avant le disque, ils sont “on ze road”. Le concert fondateur de Caravan Palace, c’est au Festival Django Reinhardt de Samois en 2007. Morts de trouille de se retrouver d’emblée propulsés au Panthéon du jazz manouche, ils en ressortent avec un posse (un fan club comme dans le hip hop) qui les suit partout. La rumeur commence à courir, le titre phare “Jolie Coquine” aussi. Le disque suit une bonne année plus tard, avec le succès que l’on sait, doublé de tournées hexagonales et européennes, lesquelles ont culminé sur un Olymp… ia archi-comble qu’ils ont tout bonnement retourné. On pogotte sur du swing, du jamais vu…

Là-dessus, à l’automne 2010, stop. Un mois de break et… cogitation du nouveau disque. Comment mitonne t’on un album, chez Caravan Palace ? Eh bien, chacun dans son labo, les fichiers du jour courent de l’un à l’autre le soir, ça cogite le soir et ça re-circule le lendemain. Si ça réagit vite, c’est bon signe. Le “poum tchac” de base du premier disque fait place à des rythmiques plus sophistiquées, moins gimmick, plus variées aussi, et des couleurs parfois aux frontières de ce trip hop qu’ils affectionnent. Car Massive Attack les titille toujours autant, mais aussi les créatifs du label Ninja Tune, l’electro minimal d’Isolée ou le grand bazar hip hop rock de Gorillaz. Que des top-références. D’un autre côté, ils plongent dans l’univers du swing jazz des années 30 et 40, tel Fletcher Henderson voire quelques méconnus, Charlie Chavers ou Mildred Bailey.

En six mois, une quarantaine de titres s’accumulent. Il est temps de passer au studio. Sur place, une quinzaine de claviers, généralement vintage. Inlassablement, ils décloisonnent, essaient, tranchent. Quatorze titres vont s’imposer. Au chant, la toujours bondissante Colotis, et sur deux titres, celle qui a un temps participé à l’aventure, Cyrille-Aimée. Plus le renfort de Toustou, désormais caravanier à plein temps.

Il ne vous reste plus qu’à vous accrocher au… Caravan. Le monde à l’envers, c’est salutaire.

Rémy Kolpa Kopoul
ConneXionneur / Radio Nova – Paris